Notre belle histoire commence en 1878, lorsque Henri Ardillier fonde l’un des premiers magasins de chaussures à Périgueux, destiné aux petits comme aux grands. Le succès est rapidement au rendez-vous, si bien qu’il décide de développer l’enseigne dans d’autres villes de la région, comme Bergerac, Thiviers ou encore Ribérac. Passionné par l’univers de la chaussure, Henri l’est tout autant par la publicité. Il se montre particulièrement avant-gardiste pour son époque. Grâce à ses affiches et catalogues illustrés, il permet aux clients de commander même à distance, notamment depuis les colonies françaises, où une grande partie des chaussures est expédiée.
En 1935, ses catalogues connaissent un véritable essor. Il en propose pour les hommes, femmes et enfants, mettant en avant des modèles très tendance à l’époque et encore aujourd’hui comme les babies, les espadrilles ou les sandales. Chaque catalogue regorge de slogans accrocheurs tels que « Les plus difficiles sont satisfaits par nos prix et la variété de nos séries », « Nombreuses séries nouvelles pour pieds extrêmes ou sensibles », « Ardillier toujours meilleur, toujours moins cher » ou encore « Marchez uniquement sur Unic, le record de la qualité et de la fabrication ». Chaque bas de page affichait un nouveau slogan, incitant à l’achat, même à l’étranger.
Henri Ardillier ne s’est pas seulement illustré par son sens du commerce. Il était aussi un homme avec des valeurs familiales fortes. Père de neuf enfants du nom de Max, Georges, René, Roger, Christian, Irène, Antoinette, Valentine et Marcelle. Il tenait à transmettre l’entreprise à ses descendants. Chacun a pu suivre les études de son choix, mais tous ont fini par rejoindre l’univers de la chaussure. Progressivement, chaque enfant s’est installé dans une ville sans magasin Ardillier, contribuant ainsi à l’expansion du nom familial.
Enfin, Henri était reconnu pour sa proximité avec ses employés. À une époque où le magasin était ouvert tous les jours, il veillait à maintenir un esprit d’équipe chaleureux. Il organisait notamment des moments conviviaux comme les fêtes de Pâques, durant lesquelles tout le personnel, accompagné de leur famille, se retrouvait pour partager un repas festif dans les réserves du magasin. Ces instants témoignent de l’importance qu’il accordait à l’humain, autant qu’au commerce.
